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Le thème du mois de juin est “minimal”. Notre orateur est le comédien David Murgia. Nous lui avons posé quelques questions, en prélude au CreativeMornings du 26 juin.

David, parlez-nous de votre parcours

J’ai étudié à l’ESACT (Ecole Supérieure d’Acteurs Conservatoire royal de Liège). J’ai eu la chance de faire mes premiers pas dans le monde professionnel avant d’avoir terminé mes études. L’ESACT propose une pédagogie particulière qui remet l’acteur au centre de la création. Une des questions qui l’animent, c’est Brecht qui l’a pose : « Vous êtes venus faire du théâtre, mais maintenant : pour quoi faire ? ».

J’ai travaillé avec des metteurs en scène comme Lars Noren, avec mon frère aussi, Fabrice Murgia, qui faisait ses premiers pas dans la mise en scène lorsque je faisais mes premiers pas en tant qu’acteur. Avec quatre amis, nous avons créé le Raoul collectif (http://www.raoulcollectif.be/?page_id=14). C’est une sorte de laboratoire de création dans lequel nous nous réapproprions toutes les dimensions de la création (documentation, mise en scène, scénographie, son, lumière, texte, diffusion,…).

A quoi fait écho le thème « minimal » dans votre travail ?

En 2013, j’ai travaillé avec Ascanio Celestini sur le Discours à la Nation. En scène, je suis simplement accompagné d’un guitariste et le spectacle se caractérise par sa forme légère et transportable.

En 2014, j’ai enclenché un projet d’écriture : L’âme des cafards. Une forme courte d’une vingtaine de minutes que j’ai pu interpréter au Théâtre National de Bruxelles, lors du Festival XS. J’en ferai une reprise le 3 juillet au Festival au Carré à Mons. Ce projet et d’autres sont travaillés avec une certaine parcimonie. On peut y voir un certain minimalisme sur la forme, notamment dans les décors volontairement dépouillés, dans la gestuelle également, une réduction des effets pour élargissement de la fable. J’ai commencé par beaucoup écrire, puis il a fallu resserrer. Sur le fond, L’âme des cafards n’exploite pas une infinité de thématiques mais Le texte tente d’apporter un regard particulier sur une vision du monde établie. Un regard qui prend son essence à partir d’une série de constats sociologiques, que je choisis de travailler afin de les transformer en quelque chose de palpable, en petites histoires à raconter.