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Après avoir dévoilé le jour du premier CreativeMornings/Liège : jeudi 30 janvier, l’heure : 8h15 (tôt ? mais 
on vous accueille avec le petit-déj) et le lieu : La Forge… on vous parle de notre orateur : Karim Maaloul !
Qui est-il ? Que fait-il ? Que lui inspire le thème « enfance » ? Nous lui avons posé ces questions. 
Découvrez ses réponses et inscrivez-vous au premier CreativeMornings/Liège dès ce vendredi 24 janvier.



Karim, quel est votre parcours ?

Je suis né dans la banlieue sud de Tunis. Je viens d’un milieu plutôt rural. J’ai fait des études d’illustration et de bande dessinée à Bruxelles. J’ai une expérience d’illustration de livre pour enfants et je suis co-fondateur de l’agence Epic agency, une agence créative Liègeoise.

Que vous inspirent les thèmes enfance et créativité ?

Le monde de l’enfance et le monde de la créativité sont liés. Les enfants sont beaucoup plus créatifs que les adultes. Ils ont une liberté d’associer des idées que l’on perd quand on devient adulte. Ils osent être créatifs. En grandissant, on perd en créativité car la création et le jeu sont cadenassés dans un contexte. L’adulte, quand il joue, il suit des règles. L’enfant, il crée les règles pour les défaire aussitôt.




Comment le thème de l’enfance est-il mêlé à votre travail ?

Au sein d’Epic, nous avons lancé deux projets plus spécifiquement liés à l’enfance : Babel et My Epic Stories. Pour Babel, qui est un livre numérique pour enfants, je mets à profit mes compétences en illustration et développement pour passer un message très précis de manière ludique. C’est une manière de raconter les histoires assez classique finalement, qui permet à l’enfant d’acquérir des valeurs. Depuis que j’ai des enfants, j’ai découvert une autre manière d’aborder les histoires. Ma fille me mène la vie dure, souvent elle m’interrompt, intervient dans le cours de l’histoire, introduit de nouveaux personnages et change leurs comportements. Je me retrouve à raconter des histoires de princesses qui lancent de mauvais sorts aux gentilles sorcières,  les dragons mangent de la salade et ce sont les lapins qui cherchent misère aux loups. Souvent, elle prend  le relai et se lance dans une histoire qu’elle invente. Il arrive que pour moi, ça n’ait ni queue ni tête, mais pour elle, ça a un sens. Et j’aime la suivre dans ses histoires et créer avec elle. C’est en partie de cela que s’inspire My Epic Stories, une application qui permet de raconter des histoires de façon traditionnelle si on veut car on fournit des histoires toutes faites, mais qui permet aussi de tout changer : les personnages, les situations, les décors, les actions, au départ d’éléments qu’on assemble un peu comme on assemble des briques de Lego.


Aujourd’hui, que gardez-vous de votre enfance ?

J’ai grandi dans un milieu rural où il y avait beaucoup d’animaux. On entendait les chats miauler à longueur de nuit. Les moutons bloquaient les rues, et les chèvres s’invitaient dans les jardins pour manger les fleurs.Ca a clairement eu une influence ! C’est un univers fort présent dans mon travail d’illustration. Ma maman est artiste-peintre, ma soeur a fait de la sculpture et du graphisme et mon frère était dès son plus jeune âge, un passionné d’informatique. En tant que petit dernier, j’ai beaucoup appris au milieu de tout ça. Nous avons eu un ordinateur, un tout vieux modèle et bien sûr, l’internet n’existait pas, alors ce que nous faisions avec, c’était de copier des centaines de lignes de code, pour créer des sortes de paysages lunaires. Quand je revois ça, je me dis qu’il fallait de l’imagination pour y voir quelque chose, mais ça m’a appris à coder et ça a nourri mon goût de l’illustration. Et puis un jour j’ai vu Braveheart, c’est resté un de mes films favoris pendant longtemps, ça m’a donné envie de raconter des histoires épiques. Tout ce que je fais est ainsi fort lié à mon enfance. J’y puise beaucoup de choses aujourd’hui encore.